Texte crée dans le cadre de la Soirée de Contes du 9 Mars

pour la Journée de la Femme organisé par la Mairie du 12ème de Paris

 

Il était une fois une femme qui n’aimait plus son mari

Mais elle n’avait pas le choix,

Car Messieurs, Dames,

Le divorce n’existait pas.

 

Elle s’enquit auprès du curé,

D’un quelconque salut possible

Mais le curé lui répondit

Que cela n’était pas bien crédible.

 

Elle alla voir le maire de la ville,

Qui l’écoutant, épaté dans son fauteuil ;

Fumant un cigare, bien tranquille,

Lui répondit: pensez à votre portefeuille !

 

De guerre lasse, elle s’assis sur un banc,

Où à l’autre bout s’était assis un vieux mendiant,

Elle se confia, épuisée, ne sachant que faire,

Le mendiant, tout saoul qu’il était,

lui répondit d’aller brûler en enfer !

 

Outrée, elle voulut se changer les idées,

Et décida d’aller au cinéma,

Mais comble de malchance, pour elle

Ils passaient ce soir là…

Casablanca.

 

Elle rêvait en sortant d’amour absolu, de rencontres furtives,

Mais lorsqu’elle mit le premier pas dans la maison

Son mari l’invectiva, plus que de raison,

mais où diable as tu mis ces maudites olives ?

 

Alors, comme rien ne fonctionnait,

La belle prit sa valise, l’air digne,

Malgré son visage défait, franchissant le palier,

son mari lui répondit à bout : je signe.

Ainsi, tu pourras t’en aller.

 

C’est ainsi que cette femme

Pionnière en la matière,

Prit son indépendance

Économique et sentimentale,

Il lui fallut acquérir un bon mental,

Et pour les jours tristes, un regard fier,

D’avoir parcouru, sans qu’elle ne trébuche,

Cette longue route, semée d’embûches.

Pour devenir cette libre femme, aimante et mère.

Sans qu’elle ne soit considérée, Messieurs Dames, comme une sorcière.