EDEN L. OMNES

Auteure, Membre fondateur de l’association Nubuk, elle poursuit des études d’histoire de l’art et d’archéologie à Aix en Provence et à Rome. Un master en cinéma documentaire l’amène à coordonner un festival de films (Itinerrance 2008, sur le thème de l’exil et des migrations) au sein d’un collectif de cinéastes, Les yeux dans le monde, à Paris. Elle collabore ensuite avec un photographe syrien, Issa Touma, à Alep pour sa galerie Le Pont. Médiatrice et animatrice culturelle, notamment pour les classes culturelles de Paris pendant deux ans. Elle suit plusieurs ateliers d’écriture de fictions depuis 2010 en parallèle de son master en études de genre et pensées de la différence (Gender Studies, Paris 8 St Denis). Elle y rédige un mémoire intitulé L’image de la virilité dans les films de guerre israéliens : permanences et transformations. Elle travaille actuellement à la création d’un recueil de nouvelles.

 

OONA SMOON

Son parcours est influencé par ses origines culturelles diverses, et par ses nombreux voyages.
Elle a notamment séjourné en résidence au Watermill Center de New York (2007 et 2008), au Talent Campus du Festival de Berlin (2010), et au Moulin d’Andé (2010).
Sa pratique de l’écriture prend des formes diverses, de la prose à la musique et à l’écriture cinématographique.
Sa démarche explore le thème de la transformation – urbaine, identitaire, ou corporelle.

Après un master de réalisation et de création audiovisuelle, elle réalise Les Partenaires invisibles (documentaire, 2007, 48 min.), L’Endroit (essai, 2008, 11 min.), Summer (documentaire, 2008, 15 min.), et Les Pots cassés (fiction, 2009, 10 min.). Depuis 2009, elle collabore avec le chorégraphe André Gingras, en construisant un dialogue entre danse et cinéma, présenté sous forme d’installations-vidéo dans de nombreux festivals internationaux. Ainsi, Les Commerçants (installation, 2009, 21 min.) questionne la valeur artistique et financière du corps, et Obscenitas (installation, 2011, 30 min.) l’interprétation que trois chorégraphes du Moyen Orient donnent du mot « obscène ».

Ses recherches actuelles creusent le motif de la cicatrice.
Elle a développé le projet Climax, la mémoire visible à l’Atelier documentaire de La Fémis et au Festival international des scénaristes de Bourges.

 

PAULINE FOUGÈRE

Née Nubuk en 1982 dans une petite station thermale du parc naturel du Haut-Languedoc. Située au creux de la vallée de l’Orb sur un des derniers contreforts des Cévennes, accolée à la montagne noire, sur le mont Caroux et en contrebas du plateau de l’Espinouse, mes collines m’offraient chaque jour le plaisir de sauter de rocher en rocher.

J’ai côtoyé dans mon enfance un grand nombre de mouflons venant de Corse, un gros chien baveux que je considérais comme mon frère et une jument couleur carotte nommée « Eloise » soit éclair en patois du pays d’Agen. A leur contact j’ai pu apprendre à parler plusieurs langues et à m’adapter à toutes sortes de situations.

Plus tard, j’ai quitté le relief des gorges pour d’autres horizons : la ville de Boby Lapointe, celle des arènes romaines, la capitale lusophone de Fernando Pessoa et finalement Paris pour me joindre à la confrérie Nubuk.

Pour m’exprimer j’ai choisi le cinéma et l’écriture, entre documentaire et fiction, avec toujours l’envie de raconter de histoires.

 

NIINA PIRTTINIEMI

Née en Finlande,  Niina est notre correspondante Finlandaise à Nice, où elle a déménagé après être passée par la Suède, l’Inde et Paris où elle réside depuis 2006.

Globe-trotteuse, féministe, aventurière intrépide, elle a pratiqué de nombreuses activités, ce qui n’est pas pour arranger ses entretiens d’embauche, semés d’embûches ! Créatrice d’accessoires, pâtissière, gardienne, chargée de clientèle, illustratrice, sont parmi les métiers qui comptent à son tableau de chasse. « La vrai bordel ! » selon les recruteurs, et pour reprendre les mots de Niina. Car Niina a une approche tout à fait poétique de notre bien chère langue, qui fait qu’au détour des phrases, les images surréalistes, sa verve fleurie font surgir des contresens heureux et décalés.  Un art tout Nubukien en somme…

Diplômée en Master 2 en Gender Studies, les écritures de Niina mettent en lumière les différences de vies entre les femmes des pays Nordiques et les pays de sud, comme la France. Son autre sujet de prédilection est « la couple » comme elle aime à nous le dire, elle qui partage au quotidien une culture très différente de la sienne. Car explorer la différence, l’identité, revient à se réinventer en permanence autre part pour tenter de fixer ne serait ce qu’un seul instant quelque chose qui est toujours en mouvement. Alors il faut l’être nous aussi, en mouvement.  Dans ses chroniques, cette citoyenne du monde raconte les petits et grands incidents de la vie d’une femme immigrée qui a tellement bougée, qu’elle ne se sent plus chez elle dans aucun pays, même dans son pays natal. Pourtant chaque phrase est un pied de nez aux idées noires et aux idées reçues. La vie est pleines des surprises et elle n’est jamais triste!