Niina est notre correspondante finlandaise à Nice. Elle a une approche tout à fait poétique de notre bien chère langue, qui fait qu’au détour des phrases, les images surréalistes, sa verve fleurie font surgir des contresens heureux et décalés.  


J’ai fermé la porte de la voiture. C’est parti ! Au revoir Paris et ses apéros artistiques, SDF puants dans la métro, concerts spontanés de jazz manouche et les femmes parisiennes chics. Mon camion était rempli : toute ma maison était dedans et notre direction était Nice.
Après douze heures sur la route nous étions finalement arrivées avec ma meilleure amie, la russe folissimo. Déménagement était lourd à faire qu’avec elle, qui fait que moitié de ma taille. De plus, elle est théoricienne du cinéma, rien pratique. Frigo et treize cartons de livres jusqu’à quatrième étage sans ascenseur, pas de problème. Bon, il y avait quelques dizaines des paires des chaussures aussi, onze mètres cube remplis des choses, en fait.
Après quelques jours sur la plage -il fallait récupérer nos énergies- on a commencé à ranger les cartons et nettoyer l’appartement. Ma copine, même si chez elle les montagnes de la vaisselle couvrent tout la cuisine, ici la vaisselle commençait à dégager une odeur que même 20 bâtonnes d’encens ne pouvait pas le couvrir. Elle a commencé à râler que je ne possède pas des outils -ni les produits- de ménage. C’est vrai que je fais le ménage depuis quelques années sans aspirateur, seulement avec l’aide d’un petit pelle et balayette et éponge de la vaisselle et lave-vaisselle. Bien sûr à faire le ménage avec ses outils-là n’est pas très pratique : il faut s’accroupir et pencher sur le niveau de sol en permanence et le ménage prends longtemps.
Mais j’ai eu une idée derrière tout ça : j’ai refusé a être intéressée des outils de ménage que les publicités essayent faire femmes à acheter. J’ai aussi eu horreur d’idée à devenir femme de foyer qui est fière de son placard des ustensiles de ménage bien rangé et sa maison brillant sentant Ajax. J’ai joué mon tactique de refuse totale pendant tout ma vie adulte et préféré a souffrir avec mal au dos que me familier avec le rayon de la ménage des supermarchés.
 Mais ma copine en buvant du vodka et fumant une carton des cigarettes m’as arrivé à convaincre que mon tactique servait rien du tout. Comme féministe je devrais plutôt utiliser moins de temps possible sur la ménage, affirmait-elle. Donc, ça serait mieux à acheter les bons outils, a acheter – pas forcement aspirateur, elle ne possède pas un non plus – un balai éponge au minimum pour finir a m’accroupir sur le sol.
Après le retour de ma copine à Paris, un après-midi je suis partie pour acheter mon premier balai éponge. Après cinq supermarchés, j’ai finalement trouvé ce que je cherchais. J’espérais à croiser personne que je connaissais devant le rayon de produits du ménage. J’ai choisi mon balai et je l’ai payé. La caissière m’a confirmé que j’avais fait un bon choix – elle avait acheté le même produit – mais je ne pouvais pas sentir qu’il y avait quelque chose en commun entre nous. Je déteste à faire le ménage, point. Mais je suis essayée à faire sortir une sourire quand même.
En sortant du Monoprix et en écoutant la musique au même temps, je n’avais pas entendu l’agent de sécurité à hurler et courir après moi. Il m’a touché finalement et je l’avais vu. Il m’a demandé à montrer mon ticket de la caisse et j’étais plus que énervée. Croyait-il que j’aimerais bien voler un balai éponge avec un tige qui fait un mètre cinquante ? Ça va pas la tête ! Dans la rue en rentrant à la maison avec mon vélo hollandaise j’ai compris la fantasme sexuelle de plupart des hommes : la femme « sexy » faisant la ménage – ce qu’on pourrait aussi traduire comme : la femme sexy fait le ménage ce qui veut dire la femme qui ne fait pas le ménage n’est pas sexy. Dans tous les sens j’ai entendu les commentaires : « Mon appartement est sale, venez chez moi à passer votre balai ! » ou « j’ai besoin de vous » en faisant les mouvements assez parlants avec leur corps imitant le bâton près de leur corps. Mes sandales violettes compensées avec une robe de la plage n’aidaient pas les calmer.
La route de la rentrée était pénible, mais finalement je suis arrivée chez moi. Et quelle vitesse je fais le sol la semaine après ! J’ai promis à finir de moquer les gens qui utilisent leur temps devant les rayons de ménage. Mais j’ai l’impression que mon balai me moque. Chaque fois que je veux à changer mes chaussures, il tombe et me frappe sur la tête et me rappelle toujours ma journée torturant de son achat.
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